La révolution imprimable

By | 16 octobre 2014

Au cours des récentes années, les scientifiques du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) ont travaillé en étroite collaboration avec les universités de Monash et de Melbourne afin de mettre au point des panneaux solaire imprimables. L’équipe de recherche affirme que la technologie sera prochainement disponible sur le marché.

Un concept à l’avenir prometteur

Tandis que la plupart des panneaux solaires sont traditionnellement fabriqués à partir de silicone, les chercheurs mobilisés sur ce projet ont élaboré une encre contenant des polymères organiques aux propriétés semi-conductrices: cette dernière a la faculté de recueillir la lumière avant de la convertir en électricité. L’encre peut être imprimée sur des matériaux plastiques ou métalliques, révélant de ce fait la plausibilité de l’intégrer facilement à l’architecture de futurs
immeubles.

La vidéo ci-dessous vous dévoile plus en détails le fonctionnement de cette technologie:

La possibilité d’appliquer l’encre sur de plus petites surfaces laisse entrevoir une multitudes d’autres applications, notamment dans la vie de tous les jours. Le Dr. Scott Watkins, en charge des matériaux sur cette étude s’enthousiasme de l’avenir d’une telle innovation: “Nous pouvons les intégrer aux panneaux publicitaires, aux éclairages et à d’autres éléments interactifs. Nous pouvons même les insérer dans les housses d’ordinateurs portables afin d’offrir une
alimentation de secours à l’appareil qu’elles contiennent.”

Une marge de progrès encore exploitable

Malgré l’aspect novateur d’une telle invention, un certain nombre d’améliorations devraient être apportées à l’avenir. En effet, comme beaucoup de prototypes photovoltaïques, ce nouveau type de cellule solaire souffre d’un défaut de rendement. Alors que les modules commercialisés à l’heure actuelle disposent en moyenne d’un rendement d’environ 15%, les panneaux solaires imprimés convertissent jusqu’à 10 fois moins de lumière captée en électricité. En effet, dans le
cadre de la recherche, une partie du toit du CSIRO a été couverte par ces derniers sans réel succès.

L’équipe reste néanmoins optimiste quant aux performances futures du matériau qui pourrait s’avérer très rentable et efficace quelles que soient les conditions météorologiques. Celle-ci a confiance en sa capacité à palier aux limites créées par notre dépendance aux traditionnelles sources d’électricité, et a reçu par conséquent le soutien de plusieurs investisseurs afin de parvenir aux résultats espérés.

Pour plus d’informations quant à l’actualité de l’énergie solaire, nous vous invitons à consulter le
site GreenMatch.fr.

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